La Question
Athènes Les arguments sont les suivants:
- Les marbres ont été obtenus illégalement et doivent de ce fait être rendus à leur légitime propriétaire puisque Lord Elgin n’avait pas la permission de les retirer du Parthénon
- Rassembler les sculptures du Parthénon disséminées dans le monde entier redonnerait une dimension organique à des éléments qui resteraient sinon sans cohésion, et une homogénéité ainsi qu’une historicité au monument auquel elles appartiennent, et permettrait aux visiteurs de les apprécier comme un ensemble.
- Présenter tous les marbres du Parthénon dans leur environnement culturel et historique originels permet une compréhension et une interprétation plus complètes.
- Des précédents existent avec le retour des fragments venus de Suède, de l’université de Heidelberg, du Musée Getty à Los Angeles et du Vatican.
- Le retour des marbres d’Elgin ne créerait pas un précédent pour d’autres exigences de restitution du fait de la « valeur universelle » particulière du Parthénon.
- La conservation des marbres serait assurée au nouveau musée de l’Acropole, situé au sud de la colline du même nom. Il a été créé pour abriter les sculptures du Parthénon, présentées comme si elles avaient été dans le Parthénon même. Le musée bénéficie des toutes dernièrestechnologies pour la protection et la préservation des expositions.
- Les marbres sont bien éclairés au dernier étage du musée, à la lumière naturelle qui caractérise le climat athénien, de la manière dont les anciens Grecs souhaitaient qu’ils soient présentés. Au contraire, les marbres Elgin du British Museum sont situés dans une pièce plutôt obscure, qui ne dispose d’aucune fenêtre ou source de lumière naturelle.
La plaidoirie en faveur de la conservation des marbres du Parthénon à Londres
Les arguments et réponses à ces arguments sont les suivants:
- L’entretien d’une seule collection à destination universelle, tous visibles dans un seul lieu, jouant de la sorte un rôle de centre mondial d’héritage.
- L’affirmation selon laquelle accepter toutes les restitutions viderait la plupart des grands musées du monde (cependant, le gouvernement grec a déclaré qu’il n’avait aucune réclamation sur l’un des milliers d’objets d’art de la Grèce ancienne détenus dans les musées étrangers. Les marbres du Parthénon sont un cas unique, dû au fait qu’ils forment une partie intégrante de la structure et qu’ils devraient être présentés à côté des autres marbres du nouveau musée de l’Acropole, qui permet d’ailleurs de voir le Parthénon lui-même depuis une galerie.)
- Les marbres ont été sauvés des nombreux dommages causés par la pollution et autres facteurs qui auraient pu les détruire, si on les avait laissés à Athènes ces cents dernières années (cependant, ils ont souffert plus encore durant leur enlèvement et leur transport en Grande Bretagne, ainsi que de leur long séjour dans l’atmosphère polluée de Londres. En réalité, même Lord Elgin a admis que l’humidité de Londres avait occasionné des dégâts au marbre pentélique sensible. En outre, les « méthodes de nettoyage » employées par le personnel du British Museum a laissé des dommages irréparables dans les marbres).
- Les experts sont d’accord sur le fait que la Grèce ne peut pas aller en justice parce qu’Elgin a reçu la permission de la part de ce qui était alors le gouvernement légal et un principe de limitation légal devrait s’appliquer (Cependant, aucun firman n’a jamais été présenté, alors que des documents attestent que le fait de scier les marbres et de les enlever fut illégal, rendant leur propriété par le gouvernement britannique illégal).
- Le fait que les sculptures du Parthénon soient une partie d’un tout et n’ont pas seulement une signification pour le Grec moderne, ne fait que renforcer l’argument selon lequel ils devraient être conservés dans un musée qui est à la fois libre d’accès et situé dans une des villes d’Europe les plus visitées (cependant, les sculptures du Parthénon ne sont pas des œuvres d’art autonomes, mais des parties architecturales intégrantes de l’un des plus magnifiques et renommés monuments du monde, le Parthénon).
- Plus de la moitié des marbres originaux est perdues, et le retour des marbres ne complètera jamais la collection détenue en Grèce (cependant, le fait de posséder tous les marbres restants surmontant le Parthénon, dans leur environnement historique et culturel, permettra de mieux les comprendre dans leur ensemble et dans un contexte plus approprié).







